Un chauffeur de taxi risque 10 ans de réclusion criminelle pour avoir transporté 44 kg de drogue.

Chauffeur de taxi de 2009 à 2017, l’accusé Ibrahima Diouf a été interpellé par des policiers en patrouille alors qu’il transportait 44 paquets de drogue dont chacun contenait  1 kg de chanvre indien à bord d’une voiture qui n’était pas la sienne. 

Interrogé sur les faits, l’accusé a reconnu avoir transporté la marchandise, mais ignorait qu’il s’agissait de la drogue. « Je suis allé chercher la drogue, mais je ne savais pas que, c’était de la drogue », s’est-il dédouané devant le Prétoire. Il renchérit : « Je suis chauffeur de taxi. Un jour, j’ai pris un homme répondant du nom de Gora à Colobane pour l’amener à Pikine Tally Diallo. Une fois arrivé à destination, le Sieur Gora a pris mon numéro en me disant qu’il allait me rappeler. Quelque temps après, il m’a rappelé pour me dire que je devais l’amener quelque part. Je lui ai dit que je n’avais pas de voiture, mais que je pouvais prendre celle d’un ami avec qui je partageais ma chambre ». 

Poursuivant son argumentaire, il ajoute : « il m’a dit qu’il devait aller chercher du sucre à petit Mbao pour l’amener à Keur Massar. Mais le propriétaire lui a dit qu’il devait passer par Yeumbeul. Et nous sommes allés sur les lieux pour récupérer les sacs. Et au moment de charger les sacs je n’ai pas quitté le volant de la voiture. Et c’est en cours de route pour aller à Yeumbeul qu’ils ont été interpellés par des hommes en civil. 

Prenant la parole, l’avocat général a souligné que l’accusé a reconnu qu’il avait commencé à douter de la provenance licite de la marchandise. Ce qui constitue, selon lui, un système de défense assez boiteux. Concernant le délit d’association de malfaiteurs, le parquet a fait savoir que l’accusé était de mèche avec Gora et il l’a bien conduit dans sa maison à Tally Diallo nuitamment. Du reste, ils sont entrés en contact à plusieurs reprises. À cet effet, l’avocat général solicite du juge de le maintenir dans les liens de la détention et de le condamner à 10 de réclusion criminelle. 

La défense a plaidé pour l’acquittement purement et simplement de leur client, car il  n’y a aucun élément qui prouve qu’il y a une entente préalable en vue de commettre des crimes ou des délits. 
Délibéré le 13 juin…

SANS COMMENTAIRES

Laisser un commentaire