Ndjira Sarr coupe le cordon ombilical du bébé avec une lame et jette le corps dans une rigole.

Divorcée et mère de deux enfants, Ndjira Sarr a été jugée ce mercredi 02 juin 2021 par la chambre criminelle de Dakar pour Infanticide. Elle risque 5 ans de réclusion criminelle pour avoir jeté son nouveau-né dans une rigole. L’affaire a été mise en délibéré au 02 juin prochain. 

En effet, c’est suite à une information parvenue au commissariat de Dieuppeul faisant état de la présence d’un corps sans vie d’un nouveau-né jeté dans une rigole en face de la mosquée d’Arafat que l’affaire a vu le jour. 

Devant la barre, Ndjira Sarr après avoir nié les faits qui ont conduit à elle depuis l’enquête préliminaire, elle a finalement soutenu que c’était une erreur. 

Mère de deux enfants, l’accusé avoue que le père du nouveau-né ne savait pas qu’elle était enceinte et il ne me l’a jamais demandé. « Le jour de mon accouchement, ma tante était partie à une cérémonie. J’étais toute seule dans la chambre. Ce jour-là, le travail s’est déclenché entre 20 heures à 21 heures. J’ai accouché seule tard dans la nuit sans l’aide de personne », raconte l’accusée. 
« J’ai coupé le cordon ombilical avec une lame qui était dans la chambre posée sur la table de la télévision. Le bébé n’a pas crié à la naissance. Quand je l’ai pris dans mes bras, il n’avait pas bougé, ni crié. Je l’ai couché sur le lit pendant toute la nuit. Le matin, j’ai jeté le corps du bébé dans une rigole et j’ai jeté le placenta dans les toilettes. Et je suis partie travailler le lendemain de mon accouchement », se dédouane-t-elle.   

Dans son réquisitoire, le procureur a souligné que d’après les examens effectués par le docteur, les résultats révèlent que le bébé était né et en vie, sans aucun problème. Ainsi, précise le parquet, le corps était en état de putréfaction, c’est la raison pour laquelle l’autopsie n’a pas pu se faire. Vu tous ces faits qui pèsent sur l’accusé, l’avocat général requiert sa culpabilité afin de le condamner à 5 ans de réclusion criminelle.

Selon Me Nidal Kamal qui assure la défense de l’accusée, le fait de cacher sa grossesse ne signifie pas qu’elle avait l’intention de tuer son nouveau-né. « On ne peut pas l’accuser parce qu’il n’y a pas eu d’autopsie dans cette affaire. » Ainsi, la robe noire sollicite l’acquittement de sa cliente au bénéfice du doute. 

L’affaire a été mise en délibéré jusqu’au 16 juin prochain. 

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