Journalistes et migrants volontaires à l’école de la migration

Afin d’outiller les professionnels des médias et les volontaires migrants de retour à leur pays d’origine sur les techniques digitales de traitement de l’information relative à la migration, une session de formation a été organisée pour les acteurs des médias par l’organisation internationale pour la migration. Cet atelier de formation qui se déroule à Kolda pour une durée de cinq jours, réunit des journalistes issus de certains organes de presse de la capitale Dakar et Sédhiou et des migrants volontaires venus de diverses régions, notamment Dakar, Sédhiou, Tambacounda et Kolda, afin de mieux cerner le phénomène de la migration qui connaît depuis quelques temps des proportions inquiétantes.
« La migration est un sujet très important pour ne pas dire très sensible, car il y a beaucoup de choses qui se passent dans la migration et beaucoup de jeunes de nos pays s’adonnent à ce phénomène. Ce qui nécessite une très bonne sensibilisation. C’est pourquoi on a jugé utile de former, sensibiliser et outiller les journalistes afin de leur permettre d’avoir les bonnes informations éclairées sur la migration. Ce sont les journalistes qui façonnent l’opinion publique et donc il est important de les outiller sur les bonnes étymologies ou lexiques sur la migration afin de repenser la migration », a rappelé Mme Fécam Marie Sèye, la chargée de la communication de l’organisation internationale pour la migration.
Souvent, dans le traitement quotidien de l’information, avec l’utilisation parfois des images ou expression et même des termes inappropriés, le journaliste peut choquer parfois la sensibilité des migrants. Ce qui ne doit pas être le cas pour leur faciliter une meilleure intégration sociale. 
« Ce n’est pas facile de traiter des sujets liés à la migration parce qu’il faut prendre le temps de vérifier cette information. En plus de cela, le traitement de l’information requiert la maîtrise d’une certaine terminologie à utiliser dans le traitement afin de ne pas heurter la sensibilité des migrants parce qu’ils sont des concitoyens, des jeunes de notre pays, donc on ne devrait pas les priver de leur dignité », précise toujours Mme Fécam Marie Sèye, qui rappelle également, que « le programme migrant comme messager est une campagne de sensibilisation qui met au cœur de ses activités de migrants de retour appelés volontaires, qui sensibilisent leurs pairs migrants potentiels, des jeunes  en leur racontant leur propre histoire, en les sensibilisant sur le danger auquel ils ont eu à faire face durant les périples irréguliers  et qui les a souvent mis dans des situations de vulnérabilité où certains ont risqué leur vie avec pas mal de violence et qui la plupart, au retour, subissent une forme de stigmatisation… »

SANS COMMENTAIRES

Laisser un commentaire