le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans clame son innocence.

Dans la nuit du vendredi à samedi, près de 200 civils ont été tués à la commune rurale de Solhan, dans la province du Yagha (région du Sahel). De mémoire, jamais bilan n’a été aussi lourd dans une attaque terroriste au Burkina Faso. D’où l’indignation internationale qui a suivi ce carnage qui n’a pas encore révélé son auteur.

 

Au début, les deux groupes jihadistes qui opèrent dans la région, à savoir l’État Islamique au Grand Sahara et le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) ont été indexés du doigt.

 

Mais le deuxième groupe a nié toute implication dans la mort de ces civils survenue dans la région des trois frontières. C’est dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux ce mardi 8 juin que la franchise sahélienne d’Al Qaïda s’est démarquée des auteurs de la tuerie. 

 

« Les médias ont rapporté ces derniers jours la nouvelle de l’horrible massacre qui a coûté la vie à plus de cent trente victimes au Burkina Faso. Le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans clame son innocence et nie catégoriquement son implication dans celui-ci, et dénonce ces actes odieux qui n’ont rien à avoir avec l’approche des musulmans », précise le groupe jihadiste.

 

En se mettant hors de cause, le GSIM braque les projecteurs sur son rival, l’État islamique au Grand Sahara qui reste pour l’heure aphone. 

Venus à moto, les assaillants ont d’abord attaqué le poste des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie) et s’en sont pris au site aurifère et à ses occupants. Preuve qu’ils ont été impitoyables, même les enfants n’ont pas été épargnés.

 

En déplacement à Sebba où des rescapés de Solhan se sont réfugiés, le Premier ministre burkinabé a déclaré que « cette incursion meurtrière ne restera pas impunie ». Le gouverneur du Sahel a pris une batterie de mesures, parmi lesquelles l’interdiction de circuler pour les motocyclettes et tricycles pour une bonne partie de la région. 

 

De même, les sites aurifères artisanaux ont été fermés et les activités liées à l’exploitation de l’or sur les sites des provinces de l’Oudalan et du Yagha ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre. Il a été aussi demandé aux acteurs miniers de déguerpir les lieux…

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