Pourquoi la Section de recherches ne lâche pas «les complicités internes»

La thèse d’une assistance interne dans l’évasion du célèbre détenu à la prison du Camp pénal de Liberté VI n’est pas toujours écartée. La Direction de l’Administration pénitentiaire (DAP) qui a déjà conclu que Baye Modou Fall alias Boy Djiné aurait bénéficié d’une aide extérieure risque de revoir sa copie. Les redoutables enquêteurs de la Section de recherches (SR) continuent de traquer les «complicités internes». Pour cause, selon Libération, il a été établi, par bornage, qu’un des deux téléphones saisis, sur le prisonnier, a servi à passer plusieurs appels, depuis le Camp pénal. Ce, quelques heures avant son évasion. « Qui lui a remis le téléphone ? Pourquoi personne n’a rien entendu alors que sa chambre est collée au poste de garde ? ». Telles sont les questions auxquelles les gendarmes veulent apporter des réponses.
Par ailleurs, Boy Djiné a été déféré, hier, devant le procureur pour association de malfaiteurs, évasion, entre autres chefs de prévention. Ses présumés complices, Dame Sy, Cheikh Ndoye et Abdou Faye, interpellés en même temps que lui à Missirah (Tambacounda) vont certainement être édifiés sur leur sort, ce mardi 8 juin, après un retour de parquet.
Toutefois, celui avec qui Baye Modou Fall partageait la chambre à savoir Demba Sow est toujours dans le viseur de la Section de Recherches. Les pandores ont obtenu l’autorisation de son extraction de prison aux fins d’audition.
Le Michael Scofield sénégalais s’était évadé de la prison du Camp pénal de Liberté VI le dimanche 30 mai. Il a été finalement arrêté quatre jours après avoir commis son forfait.

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