révélations sur ces derniers éléments de l’enquête qui accréditent la thèse d’une complicité interne mais aussi externe

Baye Modou Fall « Boy Djinné » a donc réussi sa douzième évasion d’une cellule. C’était le Dimanche 30 Mai dernier. Mais au terme d’une cavale de quatre jours, il sera arrêté par la gendarmerie à Missirah, avant d’être acheminé dans les locaux de la légion Est de la gendarmerie à Tambacounda. Transféré à Dakar, il est entendu sur cette évasion par les limiers. Quid de l’enquête ?

Les derniers éléments à notre connaissance laissent croire que la piste de la complicité interne est privilégiée. D’ailleurs, selon nos informations toujours, des agents sur lesquels pèsent de lourds soupçons ont été identifiés. De plus, aucun enregistrement accréditant la thèse de l’aide externe n’est disponible. Et d’après des informations de Dakaractu, la prison n’avait pas de système de vidéosurveillance au moment de l’évasion de Boy Djinné.
Autre élément qui pousse à réfléchir sur la culpabilité d’agents préposés à la garde pendant l’évasion de Boy Djinné le dimanche 30 mai à 5h du matin, est que la chambre où était enfermée le multirécidiviste est proche de celle des éléments pénitentiaires du camp pénal. Entendus par les enquêteurs de la Sûreté Urbaine (SU) certains ont affirmé qu’ils n’ont rien vu ni entendu. Mais rappelons que le fugitif a fait usage d’une scie en fer pour prendre la poudre d’escampette. Complicité interne…

Enfin, Boy Djinné dont on sait qu’il a une bonne assise financière, disposait d’un téléphone portable dans sa chambre. Selon nos informations toujours, le jour de son évasion, il a passé toute la nuit à procéder à des appels téléphoniques. La question qui se pose est de savoir qui lui a remis le téléphone? 

Si l’enquête suit son cours pour mettre devant leurs responsabilités les agents de la prison, la thèse de la complicité externe, elle, a pris forme. Selon nos radars, l’audition des trois complices de Boy Djinné a révélé quelques secrets. En effet, il nous revient que l’un des amis du fugitif a reconnu avoir participé à sa sortie anticipée de prison en lui procurant la corde qui a servi à gravir  le mur du quartier de haute sécurité (QHS) de la prison de Libérté 6. Le déplacement de Baye Modou Fall a été aussi organisé par ses amis, qui se trouvent donc au cœur de son processus d’évasion.

Des éléments enfin, qui laissent présager que l’enquête pourrait aboutir bientôt à l’annonce de l’arrestation d’agents pénitentiaires. Leur culpabilité comme indiqué plus haut ne faisant plus l’ombre d’un doute…

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