LE DÉBAT PRÉSIDENTIEL, UNE EXIGENCE CITOYENNE FACE AUX RÉTICENCES DES POLITIQUES

Dans son 35e numéro, 2-19 s’est intéressé au débat présidentiel. Devenu une tradition en Occident, l’exercice qui fait, peu à peu, ses débuts en Afrique ne séduit pas encore les candidats sénégalais. Pourquoi ?

Aux États-Unis, comme en France, le rendez-vous est désormais inscrit dans l’agenda de campagne. Aux Etats-Unis, le débat télévisé est devenu un passage obligé de la présidentielle. En 1960, le premier rendez-vous rassemble 66 millions de téléspectateurs, pour une population de 179 millions d’habitants. Un peu plus tard, vers 2000 et 2012, les débats attirent entre 46 et 67 millions de téléspectateurs. A partir de 1974, la tradition s’exporte en France. De la première confrontation entre Valérie Giscard d’Estain et François Mitterrand, à 2017, en Marine Le Pen et Emmanuel Macron, l’exercice paraît nécessaire pour les électeurs d’entendre les candidats défendre leurs opinions devant le plus grand nombre de personnes. En Afrique, la pratique est moins courante.

La première se joue au Gabon en 2016 entre Ali Bongo et Jean Ping. Au Sénégal, les téléspectateurs attendent toujours. En 2000, Abdou Diouf avait décliné l’invitation de Abdoulaye Wade. Jusque là, le camp présidentiel a toujours décliné l’offre. Madické Niang, Issa Sall et Ousmane Sonko se disent déjà prêts. Idrissa Seck reste dubitatif. Quant au président sortant, Macky Sall, à travers la voix du chargé de communication de la Présidence, c’est déjà un « Non ».

source emedia

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